Tonga soa !

Bienvenue sur le blog officiel du Collectif Gasy Tia Tanindrazana !

Le Collectif Gasy Tia Tanindrazana regroupe plusieurs associations et individuels de Madagascar, d'Europe et d'autres pays, contre le coup d'État à Madagascar.

L'objectif du Collectif Gasy Tia Tanindrazana est le retour au pouvoir à Madagascar du Président Marc Ravalomanana, démocratiquement élu en 2006, et chassé le 17 mars 2009 par un coup d'État.

Contact : contact AT collectifgtt POINT org

samedi 11 avril 2009

26ème jour de dictature



La HAT limoge les 22 chefs de région. Il faut savoir que les régions sont l'un des piliers de la nouvelle constitution malgache. Mises en place par Ravalomanana, elles permettent d'organiser les maires sur une surface "à dimension humaine". En effet, les chefs de région connaissent personnellement tous les maires.

Le colonel Ndriarijaona avait lancé un ultimatum auprès des membres de la garde présidentielle, les hommes chargés de veiller à la sécurité du Président. Cet ultimatum a expiré hier, les membres de l’ancienne garde présidentielle qui n’ont pas rejoint leur camp sont considérés comme des déserteurs.

Négotications

Les représentants de l'UA et de l'ONU avaient convaincu les responsables du parti présidentiel de venir à des négociations. Le camp Ravalomanana a rapidement quitté la table. “C’était un dialogue de sourds”, a déclaré Raharinaivo Andrianantoandro, porte-parole du TIM. Il a accusé le représentant de l’ONU, M. Dramé, de “vouloir imposer une solution qui est la sienne”. Certains s’interrogent sur l’efficacité de ces médiateurs car les tentatives de dialogue avaient déjà échoué avant le coup d’Etat. Il s'avère que la partialité du médiateur de l’UA, marié à une malgache proche de la famille de Pascal Rakotomavo, ancien Premier-Ministre de Ratsiraka et qui a soutenu Andry Rajoelina, peut objectvement être mise en doute.

Après l'échec des négociations, les médiateurs internationaux demandent l’arrêt des manifestations des légalistes sur la place de la Démocratie ! On les empêchent probablement de s'entendre penser entre gens mal intentionnés: ils pensent en effet continuer les médiations entre partisans de Ratsiraka, Rajoelina et Zafy. Belle équipe !

vendredi 10 avril 2009

Usurpation de Chataignier? Châtaignier et Rajoelina, les deux font la paire.

L’auto-proclamation et l’usurpation de titre de monsieur Châtaignier en tant que « Ambassadeur » et maintenant « Représentant local » de l’Union Européenne à Madagascar.

Le bras de fer entre Madagascar et la France est le combat de « David contre Goliath ». La France persiste et signe dans ses basses manœuvres pour s’octroyer les pouvoirs bureaucratiques de l’Union Européenne, et pour s’approprier les richesses minières et pétrolières à Madagascar, et ainsi fouler des pieds les droits fondamentaux et la dignité du peuple malgache victime d’un coup d’Etat.

En effet, le titre de « Représentant local » n’existe pas officiellement à ce jour 10 avril 2009 au sein de l’Union Européenne ; et après consultation, cette dernière affirme n’avoir ni désigné ni choisi la France à se présenter à Madagascar avec un tel titre. Or, l’actuel Ambassadeur de France, non accrédité, Jean-Marc Châtaignier se l’est inventé et approprié pour asseoir sa notoriété afin d’ouvrir une voie royale pour les intentions de la France à Madagascar. Ce n’est pas juste dit le peuple malgache « David » à « Goliath ».

Il faut noter haut et fort que la Présidence de l’Union Européenne, représentée à Madagascar, revient actuellement à la République Tchèque et non à la République Française.

La République Tchèque, de par son Ministre des Affaires Etrangères a clairement et officiellement condamné le coup d’Etat à Madagascar, et a exigé le retour à l’ordre constitutionnel, et surtout le retour sans condition du Président légitime Marc Ravalomanana, démocratiquement élu.

Il semblerait que la France fasse pression pour obliger l’Administration de l’Union Européenne à conforter l’illégalité à Madagascar et à aider la HAT. Pour preuve, seul parmi toutes les représentations diplomatiques dans l’ile, M. Châtaignier effectue des réunions de travail et des visites de courtoisie auprès de messieurs Roindefo et Rajoelina : c’est insultant dit « David » à « Goliath ».

Sans nul doute que la France profite de la situation de la Grande ile pour se mettre en avant par tous les moyens et ainsi par des manœuvres frauduleuses déstabiliser le peuple malgache dans ses efforts pour retrouver ses droits et sa dignité, la paix sociale, la légalité et la légitimité démocratique, et surtout le consensus régional de l’Afrique australe, SADC.

Moralité : cette histoire est toujours d’actualité et c’est le sujet de multiples œuvres. Le récit du combat de David contre Goliath se trouve au chapitre 17 du premier livre de Samuel. Le jeune David a eu le fin mot de l’histoire en abattant le géant Goliath d’un simple coup de fronde.

jeudi 9 avril 2009

24ème jour de dictature



On a toujours pas de nouvelles de Razily et de ses collègues arrêtés brutalement le 28 mars dernier.




Manifestation à Ambatondrajaka


Nouvelle journée de manifestation à Ambatondrazaka. Les légalistes composés de familles, paysans, étudiants et fonctionnaires se sont rassemblés pour dénoncer le « coup d’Etat ». Ils « attendent impatiemment » le retour de « Dada ». (TopMada)

mercredi 8 avril 2009

23ème jour de la dictature


Après la commune de Fianarantsoa, remise entre les mains de Pety Rakotonirina, un des bandits libérés par la HAT, c'est au tour de la ville de Toamasina, à l'Est qui voit ses responsables limogés.

Plusieurs leaders des manifestants légalistes font l’objet d’un mandat d’arrêt pour « troubles à l’ordre public ».

LA FRANCE CHERCHE ACTUELLEMENT A LEGITIMER LE COUP D'ETAT A MADAGASCAR

M. Joyandet, secrétaire d’Etat français chargé de la coopération et de la Francophonie, depuis le début de la crise malgache et M. Chataigner, actuel "ambassadeur de France" (officiellement représentant du Quai d'Orsay mais il aurait reçu "récemment", selon le Figaro du 17 mars citant le porte-parole du Quai d'Orsay "un agrément des autorités malgaches") et ancien directeur de cabinet d'Alain Joyandet, depuis le coup d'Etat du 17 mars dernier, sont tout deux à pied d'oeuvre pour normaliser la prise de pouvoir par la force à Madagascar.



La France a été surprise dans un premier temps par les prises de position fermes de la plupart des pays du monde et par celles des organisations internationales à commencer par l'Union Africaine et la SADC, puis par l'ONU, l'Union Européenne, et finalement la OIF. Tous ont décidé de condamner le Coup d'Etat, de suspendre leurs relations et leurs appuis à Madagascar. La France, elle, continue.



Mardi soir, M. Ping, Président de la Commission de l'Union Africaine a réitéré quant à lui son appel au « retour rapide à l’ordre constitutionnel à Madagascar », dans un communiqué. Il a regretté que « les assises nationales convoquées par les autorités issues du changement anticonstitutionnel (…) n’aient pas eu lieu dans des conditions de nature à créer un consensus national sur les modalités du retour à l’ordre constitutionnel et à recueillir l’appui de l’UA »

Comme la France n'a que peu de pouvoir de persuasion dans les organismes cités plus haute, il lui fallait trouver d'autres voies. Il y a quelques jours, M. Chataigner aurait été nommé, selon RFI, "président local de l'Union Européenne" ? C'est quoi pour un titre ? Toujours est-il qu'il entend profiter des accords de Cotonou pour discuter avec Andry Rajoelina des modalités de normalisation du processus démocratique. Mais on les connaît déjà puisqu'elles ont été annoncées clairement par M. Rajoelina lors "d'assises" unilatérales: révision de la Constitution l'an prochain et élections présidentielle dans 19 mois ! Voyant ce qui se passe au pays depuis 2 mois, on craint le pire !

La volonté de la France est simple, empêcher à tout prix les sanctions envers Madagascar, retrouver sa place de "seul maître à bord" perdue avec l'arrivée au pouvoir du Président Ravalomanana et continuer à pomper le sous sol malgache en toute quiétude. Peut-être que pour amadouer l'Union Européenne, Andry Rajoelina acceptera de forcer la companie Air Madagascar à acheter des Airbus !

Seconde voie, la France, à la présidence de la COI cette année a réussi à convaincre celle-ci de lui laisser conduire une nouvelle délégation à Madagascar pour assister le pays dans le "rétablissement du fonctionnement démocratique". Mais avec qui vont-ils discuter ? Avec Andry Rajoelina, chef de guerre, auteur d'un coup d'Etat qui a déjà provoqué la mort de plusieurs centaines de personnes.

Et l'on trouve cela normal ? Pas nous et nous continuerons à l'affirmer. Nous demandons donc maintenant officiellement la fermeture de l'Ambassade de France à Madagascar pour cause d'atteinte à la souveraineté nationale.

mardi 7 avril 2009

22 ème jour de la dictature

Ravalomanana avait créé dès sa première année de mandat présidentiel un bureau national de gestion des catastrophes (BNGRC). Celui-ci avait fait face avec succès aux principales catastrophes naturelles survenues ces 7 dernières années. Prévention+action.
Aujourd'hui, 22 jours après le coup d'Etat, face à l‘incapacité du gouvernement à répondre aux besoins fondamentaux de la population, les agences onusiennes à Madagascar ont demandé une aide d’urgence de 35 millions de dollars au siège de New York. Le Cette aide strictement humanitaire répondra aux besoins des groupes les plus vulnérables face à la crise politique et les catastrophes naturelles, notamment dans la prévention des risques d’épidémies comme la peste ou le choléra, mais aussi de malnutrition.

On a toujours pas de nouvelles de Razily, arrêté brutalement le 28 mars dernier.

lundi 6 avril 2009

21ème jour de dictature.

Le colonel Coutity a été libéré par la HAT et faisait partie de la délégation en tournée de reconnaissance dans le Nord. Surnommé le « tueur du Nord », le « bourreau de Ratsiraka » par la presse en 2002, il fut condamné à 3 peines de prison à perpétuité pour tueries et atteinte à la sureté de l’Etat.




Le groupe TIKO, l'un des fleurons de l'industrie malagasy doit fermer suite aux menaces subies par les responsables et les employés mais surtout aux pillages, destructions et incendies causés aux centres de distribution et agences de la société fin janvier. 3500 emplois directs sont touchés par cette fermeture sans compter les conséquences sociales et économiques sur les régions où était implanté le groupe.

>>> Communiqué du groupe TIKO

La société TIKO SA a été contrainte par la Haute Autorité de Transition (HAT) et les éléments mutins de l’armée à suspendre ses activités.

Contre notre volonté, nous ne sommes plus en mesure d’assurer la production, l’expédition et l’acheminement de nos produits à la population de Madagascar.

Bien qu’étant en désaccord avec cette décision, nous n’avons pas eu d’autre choix aujourd’hui car la HAT a rendu impossible la réalisation de notre travail quotidien, qui est pourtant essentiel dans la vie économique du pays.

En effet, au cours de ces derniers mois, nos employés ont été menacés par les mutins, nos usines et bureaux ont été fouillés et pillés. Nos matières premières ont même été détournées et bloquées au port de Tamatave, tout ceci sous la direction de la HAT. Ainsi, notre société a été forcée de suspendre toute activité.

Nous désapprouvons totalement cette cessation d’activités, plus particulièrement dans cette période où la population malgache a le plus besoin de produits alimentaires et nous sommes préoccupés par la situation actuelle qui risque de se transformer en une crise humanitaire grave.

Nous promettons au peuple malgache de rétablir la situation de TIKO SA au plus tôt sans que nos employés ne subissent d’intimidation, sans menaces de la part des mutins ni de vols et perquisitions de nos biens.

TIKO GROUP